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Devenir extra terrestre (20 décembre 2018) [1 lecture] 
 
  06/12/2019 23:50 par (W)Musicgroove 
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Ondes gravitationnelles : le signal des origines | ARTE [1 lecture] 
 
  06/12/2019 23:47 par (W)Musicgroove 
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À l’origine, un drame d’ampleur cosmique : à 1,3 milliard d’années-lumière de la Terre, deux gigantesques trous noirs se tournent autour, avant d’entrer en collision. D’une exceptionnelle violence, cet événement libère des ondes d’une énergie astronomique : les ondes gravitationnelles. Retour sur un phénomène astrophysique majeur récemment découvert, qui pourrait éclairer les origines du cosmos.

Théorisées pour la première fois il y a maintenant plus d’un siècle dans la loi de la relativité générale d’Albert Einstein, les ondes gravitationnelles ont été mesurées en 2015 aux États-Unis par une équipe internationale de chercheurs du Ligo (Observatoire d'ondes gravitationnelles par interférométrie laser). Semblables à des vagues à la surface de l’eau qui oscillent vers le haut et vers le bas, perpendiculairement à leur direction, elles étirent puis compriment tour à tour l’espace, tout en se déplaçant. Avec elles, les scientifiques caressent le fol espoir de parvenir un jour à remonter jusqu’au big bang. Au travers de nombreux témoignages et éclairages de chercheurs qui ont participé à l'aventure, ce documentaire retrace cette odyssée scientifique d’envergure – dont les nombreux acteurs ont été couronnés en 2017 du prix Nobel de physique, après quarante ans de recherches.

Ondes gravitationnelles : le signal des origines
Documentaire de Marcus Fitsch (Allemagne, 2018, 45mn)




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Les dossiers de la NASA - Le chevalier noir [20 lectures] 
 
  26/06/2019 23:47 par (W)Musicgroove 
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PLANETE MIRACLE II 3 Micro mais Costaud [54 lectures] 
 
  06/03/2019 05:18 par (W)Musicgroove 
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PLANETE MIRACLE I 3 Terre en Vue [40 lectures] 
 
  06/03/2019 05:11 par (W)Musicgroove 
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PLANETE MIRACLE II 2 La Reproduction un Systeme Prodigieux [57 lectures] 
 
  06/03/2019 05:09 par (W)Musicgroove 
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Les planètes du Système solaire : [41 lectures] 
 
  06/03/2019 04:34 par (W)Musicgroove 
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Les planètes sont des astres non lumineux par eux-mêmes (contrairement aux étoiles qui produisent leur propre lumière), qui tournent autour d’une étoile (comme le Soleil). Il en existe dans notre Système solaire, mais aussi dans d’autres systèmes planétaires de notre galaxie (la Voie lactée) ou d’autres galaxies. Les planètes situées à l’extérieur du Système solaire sont appelées des exoplanètes (ou planètes extrasolaires).

LES PLANÈTES DU SYSTÈME SOLAIRE

Jusqu’en août 2006, le Système solaire comprenait 9 planètes : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton (dans l’ordre croissant de leur éloignement par rapport au Soleil). Mais la découverte aux confins du Système solaire de l’astre 2003 UB313 (surnommé Xena), d’un diamètre supérieur à celui de Pluton d’environ 100 km, a contraint l’Union astronomique internationale (UAI) à revoir la définition de la notion de planète. Soit les astronomes décidaient d’inclure le nouvel astre (et sûrement d’autres encore pour l’instant inconnus) dans la liste des planètes, soit ils excluaient Pluton, dont le statut de planète était déjà très controversé depuis les années 1990. Finalement, les astronomes ont opté pour la seconde solution en reclassant Pluton comme le prototype d’une nouvelle classe de corps célestes : les « planètes naines ».

Ainsi, depuis août 2006, le Système solaire compte 8 planètes, qui peuvent être divisées en deux groupes :

– les planètes rocheuses dites telluriques, c’est-à-dire semblables à la Terre dans le sens où elles possèdent une croûte solide comme la Terre ; ce groupe est composé des quatre planètes les plus proches du Soleil : Mercure, Vénus, la Terre et Mars ;

– les planètes géantes gazeuses dites joviennes, c’est-à-dire semblables à Jupiter (la plus grosse d’entre elles) ; ce groupe est composé des quatre planètes les plus grosses du Système solaire : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

COMMENT LES PLANÈTES DU SYSTÈME SOLAIRE SE SONT-ELLES FORMÉES ?

Toutes les planètes du Système solaire se sont formées à la même époque, il y environ 4,6 milliards d’années, à partir des gaz et des poussières de la nébuleuse qui n’ont pas servi à la formation du Soleil. Ces gaz et ces poussières se sont contractés sous l’effet de la gravitation (la force d’attraction des objets qui ont une masse) et ont formé un grand disque en rotation sur lui-même. Pendant la formation du Soleil (et d’autres étoiles proches du Soleil), des débris de ce disque se sont agglomérés pour former les planètes.

QUELLE EST LA SCIENCE QUI ÉTUDIE LES PLANÈTES ?

L’étude des planètes, de leur formation, de leur structure, de leurs propriétés physico-chimiques et de leur évolution, est l’objet de la planétologie.

Depuis la découverte de la première exoplanète en 1995, une nouvelle discipline de l’astronomie a vu le jour : l’exoplanétologie, autrement dit la chasse aux planètes extrasolaires. Les enjeux de cette recherche intensive sont principalement l’amélioration des modèles actuels de formation planétaire, ainsi que la découverte d’exoplanètes semblables à la Terre et pouvant abriter une quelconque forme de vie. Planétologie et exoplanétologie sont donc étroitement liées avec l’exobiologie, qui recherche et étudie les origines de la vie dans l’Univers.



POUR ALLER PLUS LOIN

→ l’Univers
→ le Système solaire
→ le Soleil
→ les étoiles
→ la Lune
→ les astéroïdes
→ les comètes
→ l’exploration de l’espace
→ la vie extraterrestre
→ Pluton

Les planètes du Système solaire :
Mercure - Vénus – la Terre – Mars – Saturne – Jupiter – Uranus – Neptune




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PLANETE MIRACLE II 1 Le Regne des Dinosaures [51 lectures] 
 
  03/03/2019 07:10 par (W)Musicgroove 
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L'espace [55 lectures] 
 
  07/12/2018 01:10 par (W)Musicgroove 
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La Terre est la troisième planète la plus proche du Soleil parmi les huit planètes que compte le Système solaire.

C’est la seule planète où l’eau se trouve sous ses trois états : solide (glace), liquide (eau) et gaz (vapeur d’eau).

LA TERRE DANS LE SYSTÈME SOLAIRE

La Terre tourne autour du Soleil à une vitesse proche de 108 000 km/h et à une distance moyenne de 149,6 millions de km. Elle effectue un tour complet quasi-circulaire autour du Soleil (révolution) en une année, soit environ 365 jours. Elle tourne aussi sur elle-même (rotation) en 23 h 56 min, soit environ un jour.

La Terre possède un seul satellite naturel : la Lune. Ce satellite tourne autour de la Terre en un peu plus de 27 jours, à environ 384 000 km d’altitude.

LA FORMATION ET L’ÉVOLUTION DE LA TERRE

La Terre est âgée de 4,6 milliards d’années. Elle s’est formée par l’agglomération (accrétion) des « restes » de poussières et de gaz qui n’ont pas servi à la formation du Soleil. Ces grains de matière tourbillonnants autour du Soleil ont aussi servi à former les autres planètes du Système solaire.

Lorsque la Terre était toute jeune (âgée de quelques millions d’années seulement), elle n’avait pas encore d’atmosphère (indispensable à la vie sur Terre), et sa température dépassait les 2 000 °C. Elle était entièrement recouverte de volcans. Puis ces volcans ont commencé à expulser des gaz de l’intérieur de la Terre et, surtout, de la vapeur d’eau. Après 150 millions d’années de dégazage intensif, une atmosphère primitive s’est formée. La Terre s’est refroidie et la température de son atmosphère est descendue sous les 100 °C, permettant ainsi à toute la vapeur d’eau de l’air de se transformer en eau liquide (condensation) : des pluies diluviennes se sont alors abattues sur la Terre et ont formé les premiers océans.

Aujourd’hui, les océans occupent 71 % de la superficie de la Terre. C’est pour cela qu’on appelle la Terre la « planète bleue ». Ce sont dans les océans que les premières formes de vie sont apparues. Ces premiers êtres vivants ont évolué pendant plusieurs milliards d’années avant de sortir des océans. La colonisation de la terre ferme par les êtres vivants (tout d’abord simplement de petites plantes primitives et des mille-pattes) a commencé il y a seulement 440 millions d’années environ. Des centaines de millions d’années d’évolution biologique sont à l’origine des animaux et des plantes que nous connaissons aujourd’hui. L’homme moderne (l’Homo sapiens), quant à lui, est le produit de millions d’années d’évolution de primates africains. Il est apparu il y a à peine 150 000 ans environ.

LA STRUCTURE DE LA TERRE

La Terre est une sphère presque parfaite. Son rayon est d’environ 6 400 km. La structure de l’intérieur de la Terre est composée de trois couches superposées. De la surface jusqu’au centre de la Terre, ces couches sont :

– la croûte (ou écorce) terrestre : c’est une couche solide, dont l’épaisseur moyenne est de 30 km sous les continents (croûte continentale) et de 10 km sous les océans (croûte océanique) ;

– le manteau : c’est une couche globalement solide, qui s’étend jusqu’à 2 900 km de profondeur. Il présente des zones plus visqueuses (plastiques) dans sa partie inférieure, où la température et la pression sont plus élevées ;

– le noyau : c’est une boule d’environ 3 500 km de rayon. Le noyau se décompose en deux parties : un noyau externe qui est liquide, et un noyau interne (appelé graine) qui est solide. La température au sein du noyau est d’environ 6 000 °C ; les roches en fusion (ou magma) qui constituent le noyau sont très riches en métaux (essentiellement du fer et du nickel). Les mouvements rapides de ce magma métallique au c½ur du noyau sont à l’origine du champ magnétique de la Terre : c’est pourquoi la Terre se comporte comme un immense aimant, avec un pôle Sud et un pôle Nord.

LES MOUVEMENTS À LA SURFACE DE LA TERRE

La Terre est composée de douze plaques qui recouvrent toute sa surface : ce sont les plaques tectoniques. La majorité des volcans se forment exactement à l’endroit où ces plaques se touchent. Les plaques bougent, se rencontrent et s’affrontent : c’est ce que l’on appelle la dérive des continents. Ces mouvements sont extrêmement lents : les plaques se déplacent de seulement quelques centimètres par an.

Les collisions entre les plaques créent le relief de la Terre, mais aussi les tremblements de terre (ou séismes). Le relief sur les continents (les montagnes) dépasse 8 000 m d’altitude au-dessus du niveau de la mer. La montagne la plus élevée est l’Everest (8 850 m d’altitude), au Népal. La profondeur moyenne des océans est de 3 800 m. La plus grande profondeur sous les mers a été relevée à la fosse des Mariannes (11 033 m de profondeur), dans le Pacifique Nord. Cependant, le relief de la Terre est constamment remodelé par l’érosion (action de l’eau, du vent et du gel) et par les activités des hommes (extension des villes, création de voies de communication, etc.).

L’ATMOSPHÈRE TERRESTRE

La Terre est entourée par une atmosphère gazeuse d’environ 10 000 km d’altitude. Toutefois, 99 % de sa masse se concentrent dans ses 30 premiers kilomètres. C’est pourquoi, si on représentait la Terre sous la forme d’une pêche, l’atmosphère aurait l’épaisseur de sa peau.

L’atmosphère est principalement composée d’azote (78 %) et d’oxygène (21 %) ; le 1 % restant est constitué de nombreux autres gaz (argon, dioxyde de carbone, ozone, etc.), présents en quantités extrêmement faibles. La présence de l’oxygène dans l’atmosphère est vitale, puisque c’est ce gaz qui permet aux êtres vivants de respirer.

Sans atmosphère, la vie n’existerait pas sur Terre. En effet, l’atmosphère, et plus précisément la couche d’ozone de l’atmosphère, filtre les rayonnements nocifs du Soleil (les ultraviolets). C’est pour cela que la protection de la couche d’ozone est un sujet qui concerne toute l’humanité.

Par ailleurs, un autre phénomène atmosphérique inquiétant à l’échelle de la planète s’est développé depuis le début du xxe siècle : l’effet de serre. Ce phénomène naturel, amplifié par les activités polluantes des hommes, accentue le réchauffement de la planète.

L’atmosphère est aussi le lieu où se produisent les phénomènes météorologiques (formation des nuages, des précipitations, des aurores polaires, circulation des vents, etc.). Elle est donc le sujet d’étude privilégié des météorologues et des climatologues.



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La Planète Jupiter [101 lectures] 
 
  06/12/2018 22:15 par (W)Musicgroove 
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Jupiter (astronomie), planète, la plus grande et la plus massive du Système solaire, située en cinquième position à partir du Soleil et portant le nom du maître des dieux dans la mythologie romaine. Jupiter est 1 400 fois plus volumineuse que la Terre (son diamètre est 11 fois plus important), pour une masse de 318 fois celle de la Terre. La densité moyenne de Jupiter est d'environ le quart de celle de la Terre : il s'agit d'une des planètes géantes du Système solaire, constituée majoritairement de gaz (plutôt que de métaux et de roches comme les autres planètes plus proches qu'elle du Soleil, dont la Terre).



Grande tache rouge Cette image a été prise en 1979 par la sonde américaine Voyager 1, qui survolait Jupiter à près de un million de kilomètres de distance. La grande tache rouge est un énorme tourbillon dans l'atmosphère de la planète, situé dans l'hémisphère Sud. Elle est entourée d'ovales blancs (bleuâtres ici).Photo Researchers, Inc./NASA/Science Source
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Io, satellite de Jupiter Ces photographies des deux hémisphères d'Io ont été prises en 1979 par la sonde spatiale Voyager 1, lancée par la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Io a un diamètre de 3 640 km et une densité moyenne de 3,5, légèrement supérieure à celle de la Lune. Ces couleurs vives remarquables sont vraisemblablement dues à des composés soufrés. Io a une importante activité volcanique (éruptions nombreuses et gigantesques) qui modèle sa surface et qui implique la présence, en profondeur, de composés en fusion.Photo Researchers, Inc./US Geological Survey/NASA
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Caractéristiques de Jupiter © Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
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En orbite autour du Soleil à une distance moyenne de 5,2 fois celle de la Terre, Jupiter achève sa révolution en 11,9 ans. Il ne lui faut que 9,9 heures pour tourner autour de son axe. Cette rapide période de rotation est à l'origine d'un renflement équatorial, visible même sur des photos de la planète prises au téléobjectif. La rotation n'est pas uniforme. Les bandes que l'on discerne sur la surface de Jupiter sont dues à la présence de forts courants atmosphériques, traduisant différentes périodes de rotation sous différentes latitudes. Ces bandes sont accentuées par les couleurs pastel des nuages. Ces couleurs sont également visibles dans le célèbre ovale de couleur ocre appelé grande tache rouge.

2 COMPOSITION ET PROPRIÉTÉS

Collision avec Jupiter, 1994 Des fragments de la comète Shoemaker-Levy entrèrent en collision avec Jupiter les 16 et 22 juillet 1994, ce qui permit aux scientifiques d'étudier plus avant la composition de la planète.Space Telescope Science Institute

Les connaissances scientifiques sur Jupiter augmentèrent fortement en 1979, grâce aux sondes spatiales américaines Voyager 1 et Voyager 2. Les observations spectroscopiques effectuées depuis la Terre avaient indiqué que la plus grande partie de l'atmosphère de Jupiter était composée d'hydrogène. Des observations infrarouges menées depuis les sondes Voyager indiquèrent que, en effet, 87 p; 100 de l'atmosphère de Jupiter était composée d'hydrogène, l'hélium représentant les 13 p. 100 restants. L'intérieur de la planète devrait avoir une composition semblable à celle de son atmosphère. Ainsi, comme le Soleil et d'autres étoiles, cette planète géante serait composée des deux éléments les plus légers et les plus abondants de l'Univers. Par conséquent, Jupiter pourrait bien provenir directement de la condensation d'une partie de la nébuleuse originelle, le grand nuage interstellaire de gaz et de poussières qui a donné naissance à notre Système solaire, il y a cinq milliards d'années.

Les scientifiques collectèrent également une grande quantité d'informations lorsque des fragments de la comète Shoemaker-Levy 9 tombèrent sur Jupiter en juillet 1994. Les collisions modifièrent l'atmosphère de la planète, réchauffant les gaz intérieurs jusqu'à l'incandescence et les ramenèrent à la surface. Les astronomes ont pu obtenir des images détaillées de ces gaz, en utilisant des télescopes, tant sur Terre que dans l'espace. De nouveaux éléments furent rassemblés grâce aux informations météorologiques fournies par la sonde spatiale Galileo, en 1995, lors de son rendez-vous avec Jupiter.

Jupiter émet environ deux fois plus d'énergie qu'elle n'en reçoit du Soleil. Cette énergie pourrait provenir d'une contraction gravitationnelle très lente de la planète entière, mais il semblerait plutôt qu'elle serait liée à la séparation de l'hydrogène et de l'hélium sous l'effet de la gravitation. Quoi qu'il en soit, l'énergie ne provient pas de réactions nucléaires car Jupiter devrait avoir une masse 60 fois plus élevée pour que de telles réactions se déclenchent, comme dans le Soleil et les autres étoiles.

L'atmosphère turbulente et nuageuse de Jupiter est froide. Avec de l'hydrogène en quantité si abondante, les molécules formées à partir de cet élément, comme le méthane, l'ammoniac et l'eau, sont prédominantes. Les fluctuations périodiques de température de l'atmosphère au-dessus de la troposphère révèlent la présence de vents variables semblables à ceux que l'on rencontre dans la région équatoriale de la stratosphère terrestre. Les photographies des nuages de Jupiter révèlent l'existence de cyclones géants : la grande tache rouge est elle-même l'image d'un formidable ouragan qui s'entretiendrait probablement depuis des milliers d'années.

Dans les basses températures de l'atmosphère de Jupiter, au-dessus de la troposphère (- 125 °C), l'ammoniac gèle, formant les nuages (cirrus) blancs visibles sur de nombreuses photographies de la planète transmises par les sondes Voyager. À des niveaux inférieurs, les composés de l'ammoniac peuvent se condenser. Ils forment probablement les nuages de couleur fauve (colorés par d'autres composés chimiques) observés au-dessus de la planète. La température à la surface de ces nuages est d'environ - 50 °C et la pression atmosphérique est approximativement le double de la pression atmosphérique terrestre. Par des percées dans cette couche de nuages, un rayonnement infrarouge (de la chaleur) s'échappe d'une région dans laquelle la température s'élève à 17 °C. Encore plus profond, des couches plus chaudes ont été détectées par des radiotélescopes qui sont sensibles aux rayonnements pénétrant dans les nuages.

Les calculs indiquent que la température et la pression continuent à augmenter vers l'intérieur. La pression atteint des valeurs auxquelles l'hydrogène commence à se liquéfier puis acquiert une structure en réseau, qui l'apparente à un métal hautement conducteur. Il est possible qu'un noyau de matière proche de la matière terrestre existe au centre de Jupiter. Le champ magnétique de la planète est issu de ces couches, à de grandes profondeurs. Sur la surface de Jupiter, ce champ est 14 fois plus fort que sur la Terre. Sa polarité est opposée à celle du champ magnétique terrestre, ce qui fait qu'une boussole indiquerait le sud sur Jupiter. Ce champ magnétique est à l'origine des larges ceintures de radiation de particules chargées, qui demeurent autour de la planète (jusqu'à une distance de 10 millions de km).

3 LES SATELLITES DE JUPITER

Jupiter et ses satellites En raison de sa masse importante, Jupiter est entourée de nombreux satellites (16), les quatre plus volumineux étant appelés satellites galiléens, par référence au savant Galilée qui les a découvert en 1610. Observés par les sondes Voyager 1 et 2 en 1979, ce sont Europe (au centre), Io (en haut à gauche), Callisto (en bas à gauche) et Ganymède (en bas à droite).Photo Researchers, Inc./NASA/Science Source

On a découvert 16 satellites naturels autour de Jupiter. Les quatre plus gros ont été décrits en 1610 par Galilée. Ils furent ensuite baptisés du nom des conquêtes amoureuses de Zeus (Jupiter) dans la mythologie grecque : Io, Europe, Ganymède et Callisto. On continua par la suite à nommer les autres satellites selon cette tradition. Des observations récentes ont montré qu'Io et Europe, qui sont proches de Jupiter, sont denses et rocheux comme des planètes telluriques du Système solaire. Ganymède et Callisto, situés à une distance supérieure de la planète, sont constitués en grande partie de glace fondue et leur densité est faible, comme celles des planètes géantes.

Callisto est presque aussi gros que la planète Mercure et Ganymède est lui-même plus gros que Mercure. S'ils étaient en orbite autour du Soleil, ils seraient considérés comme des planètes de premier ordre (et non comme des astéroïdes). La croûte glacée de ces deux corps est parsemée de cratères, restes d'un ancien bombardement de météorites et, probablement, de noyaux de comètes. La surface d'Europe est recouverte d'une couche de glace fondue, qui émergea de l'intérieur du satellite après le bombardement d'origine. Une couche d'eau liquide se trouve peut-être sous la glace dont la surface est striée de profondes fractures.

Le satellite jovien le plus remarquable est sans nul doute Io. Sa surface est jaunâtre, marron et blanche avec des traits noirs. Io est le siège d'un volcanisme actif. Dix volcans étaient en éruption lors des survols par Voyager 1 et d'autres éruptions ont été observées depuis. Une centaine d'énormes volcans ont été repérés par les astronomes. Du dioxide de soufre se condense à la surface et forme une atmosphère locale, transitoire. Les régions blanches et les taches de couleur sont vraisemblablement générées par d'autres composés du soufre.

Les autres satellites naturels de Jupiter sont beaucoup plus petits et font l'objet de moins d'études que les quatre satellites majeurs. Les huit satellites extérieurs forment deux groupes de quatre et pourraient être des astéroïdes piégés par la gravitation de la planète géante.

À faible distance de la planète, la sonde Voyager 1 révéla l'existence d'anneaux ténus. La matière contenue dans ces anneaux doit être continuellement renouvelée car, visiblement, elle connaît un mouvement vers l'intérieur de la planète. Ce phénomène est peut-être lié à la désintégration de petits satellites tournant à l'intérieur des anneaux.


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