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La planète Mars [59 lectures] 
 
  06/12/2018 21:11 par (W)Musicgroove 
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2 ASPECT DEPUIS LA TERRE

Quand on l’observe sans télescope, Mars apparaît sous la forme d’un corps rougeâtre dont l’éclat varie fortement. Lorsqu’elle est au plus proche de la Terre (55,7 millions de km), la planète Mars est, après Vénus, l’objet le plus brillant du ciel nocturne. Le meilleur moment pour observer la planète est celui où Mars est en opposition avec le Soleil, et aussi à sa distance la plus faible. De telles circonstances favorables se répètent à peu près tous les quinze ans, lorsque Mars vient à son périhélie (le point de l’orbite le plus proche du Soleil), ce qui se produit presque exactement au moment de l’opposition des deux astres.

À l’aide d’un télescope ou d’une lunette astronomique, on peut voir que Mars possède des régions orange brillantes et des zones plus sombres et moins rouges, dont les contours et les tons changent avec les saisons martiennes : du fait de l’inclinaison de son axe et de l’excentricité de son orbite, Mars connaît dans sa partie Sud des étés courts et relativement chauds, et de longs hivers relativement froids. La couleur rougeâtre de la planète provient de sa surface fortement oxydée. On pense que les zones sombres se composent de roches semblables aux basaltes terrestres, dont les surfaces ont été érodées et oxydées. Les régions plus brillantes semblent se composer de matériaux similaires, mais encore plus altérés, et recèlent apparemment de petites particules de la taille d’une poussière, en plus grande quantité que dans les régions sombres. La scapolite, un minéral relativement rare sur Terre, semble largement répandue ; il se pourrait qu’elle serve à stocker le dioxyde de carbone, ou gaz carbonique (CO2) atmosphérique.

Des calottes brillantes, composées apparemment de givre ou de glace, marquent les régions polaires de la planète. Leur cycle saisonnier a été suivi pendant presque deux siècles. À chaque automne martien de brillants nuages se développent au-dessus du pôle. En dessous de cette coiffe polaire, une fine pellicule de givre de dioxyde de carbone se dépose au cours de l’automne et de l’hiver. À la fin de l’hiver, la calotte peut s’étendre jusqu’à une latitude de 45°. Au printemps, et à la fin de la longue nuit polaire, la coiffe polaire se dissipe, révélant la calotte de givre hivernal ; la limite de la calotte recule alors progressivement vers le pôle, car la lumière solaire provoque l’évaporation du givre accumulé. Au c½ur de l’été, le recul continu de la calotte cesse, un dépôt brillant de givre et de glace subsistant jusqu’à l’automne suivant. Ces calottes polaires résiduelles s’étendent sur 300 km au pôle Sud et sur 1 000 km au pôle Nord. Bien que leur épaisseur réelle ne soit pas connue, elles doivent contenir de la glace et des gaz solidifiés sur peut-être 2 km d’épaisseur.

En plus des coiffes polaires — présumées composées de nuages de dioxyde de carbone solidifié — il existe d’autres nuages de nature différente sur la planète. On observe des brumes d’altitude élevée et des nuages de glace localisés. Ces derniers résultent du refroidissement associé à l’élévation de masses d’air au-dessus d’obstacles élevés. De vastes nuages jaunes, composés de poussière soulevée par les vents martiens, sont nettement visibles pendant les étés australs.

3 OBSERVATION PAR LES SONDES SPATIALES

Sol de Mars En 1976, deux sondes américaines Viking se sont posées sur Mars. Au cours de cette mission, des photos furent prises et des échantillons du sol, des rochers et de l'atmosphère martiens furent collectés et analysés.NASA

Mars a été explorée en détail lors de six missions réalisées par des sondes automatiques américaines entre 1965 et 1976 (voir espace, exploration de l’ smiley sg3bgg29g.gif . Les premières photos de Mars ont été prises par Mariner 4 en 1965. Puis, des informations supplémentaires ont été obtenues grâce aux sondes Mariner 6 et 7 en 1969. À la fin de 1971, Mariner 9 a été la première sonde placée en orbite autour de Mars. Elle a pu étudier la planète rouge pendant près d’un an, donnant aux spécialistes leur première vue d’ensemble de Mars, ainsi que les premières images détaillées de ses deux satellites. En 1976, deux sondes Viking se sont posées sur le sol martien pour mener à bien les premières études directes de l’atmosphère et de la surface martiennes. Viking 2 a cessé de fonctionner en avril 1980, tandis que Viking 1 a fonctionné jusqu’en novembre 1982. La mission Viking comprenait aussi deux modules orbitaux, qui ont étudié la planète pendant presque deux années martiennes complètes. En 1988, les Russes ont envoyé deux sondes sur le satellite Phobos. Malheureusement les deux missions ont échoué, bien que l’une des sondes ait pu retransmettre certaines données et photographies avant de perdre le contact radio.

Le lancement réussi de la sonde spatiale Mars Global Surveyor, le 7 novembre 1996, a inauguré un nouveau programme d’étude de Mars par la NASA, comprenant huit missions sur une dizaine d’années. Tirant les enseignements de ses échecs passés (1993), la NASA a ainsi opté pour des voyages vers Mars moins coûteux mais plus fréquents. La mission Mars Global Surveyor a pour objet la cartographie de la planète et l’étude de ses caractéristiques physiques et chimiques, et non la recherche d’une éventuelle trace de vie sur Mars. Toutefois, ces renseignements permettront de savoir plus exactement dans quels endroits de la planète chercher ces traces de vie, si elles existent.

Sonde Mars Pathfinder La sonde Mars Pathfinder, lancée par les États-Unis en 1997, est constituée d'un module d'atterrissage équipé d'une station météo, de caméras et d'un petit véhicule tout terrain, baptisé Sojourner, prévu pour explorer la surface de Mars autour du module. Pendant le voyage vers Mars, l'engin spatial est replié autour de l'équipement embarqué et du robot Sojourner, formant une pyramide à quatre faces. Une fois le sol de la planète atteint, le module d'atterrissage s'ouvre, dévoilant trois panneaux solaires triangulaires destinés à alimenter en électricité les différents systèmes embarqués.© Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Tandis que Mars Global Surveyor dresse une véritable carte d’état-major de la planète rouge, une autre sonde, Mars Climate Orbiter étudie son atmosphère depuis septembre 1999. Elle renseigne les astronomes sur ses variations de température et sur les tempêtes de poussière qui se produisent régulièrement à la surface de la planète.

D’autres missions réalisées par la National Aeronautics and Space Administration (NASA) et le Centre national d’études spatiales (CNES) vont aboutir au prélèvement d’échantillons de sol martien ramenés ensuite sur Terre. Cette aventure technologique se déroulera en plusieurs étapes jusque vers l’an 2008.

Sonde spatiale Mars Climate Orbiter Le 23 septembre 1999 débute la mise en orbite de la sonde Mars Climate Orbiter autour de la planète Mars. Sa mission est double : d'une part, la sonde a pour objectif l'étude du climat de la planète rouge ; d'autre part, elle doit assurer le rôle de relais de communication entre la sonde Mars Polar Lander (censée atterrir sur Mars) et la Terre. Mais suite à une erreur de navigation, la man½uvre d'insertion en orbite martienne échoue et tout contact avec la sonde est rompu. Selon le rapport d'enquête officiel de la NASA, la sonde s'est probablement désintégrée dans l'atmosphère martienne.© Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
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Le 4 janvier 1999, la sonde Mars Polar Lander a décollé et doit se poser sur Mars en décembre de la même année. Avant d’atterrir près de la calotte glaciaire, la sonde doit larguer deux petits pénétrateurs qui, enfoncés de deux mètres dans le sol, permettent de savoir s’il y a, comme on le suppose, de l’eau gelée sous la surface. Mars Polar Lander est équipée d’une station météo, d’un bras robot collecteur d’échantillons et d’une caméra stéréoscopique.

En mars 2001 est prévu le décollage de Mars Surveyor 2001. Cette mission est composée de deux éléments : Mars Surveyor Orbiter qui restera en orbite à 400 km d’altitude. Pendant trois ans, cette sonde étudiera finement le sol de la planète : recherche de minéraux et d’une éventuelle activité hydrothermale sous la surface.

Sonde spatiale Mars Polar Lander Après un voyage de 11 mois, la sonde Mars Polar Lander atteint la planète Mars le 3 décembre 1999. Sa mission consiste à atterrir sur la planète rouge pour étudier la composition du sol martien et effectuer diverses mesures météorologiques. L'atterrissage de la sonde s'effectue dans un premier temps par aérofreinage, à l'aide de son bouclier thermique ; puis la sonde doit ralentir sa chute en déployant son parachute et se poser en douceur à l'aide de ses rétrofusées. Mais un problème de mise à feu de ces dernières serait à l'origine du crash de la sonde au pôle Sud de la planète.© Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
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Le deuxième élément, Mars Surveyor Lander, va atterrir pour prélever des échantillons, envoyer des images et libérer un petit robot mobile appelé Marie Curie. Sa mission est comparable, avec des moyens technologiques plus perfectionnés, à celle de Mars Pathfinder en 1997. Comme lui, il observera le sol mais ne prélèvera pas d’échantillons.

En 2003, une sonde beaucoup plus complexe que Mars Surveyor Lander sera lancée. Son petit robot doit décrire des boucles comparables aux pétales d’une marguerite autour de la sonde restée en station, prélever des échantillons et les déposer dans un petit conteneur lui-même installé au sommet d’une mini-fusée à trois étages appelée Mars Ascendant Vehicule (MAV), et ne pesant pas plus de cent kilos. Le MAV décollera à la fin des prélèvements et placera le conteneur sur une orbite martienne.

Microsondes Deep Space 2 (Mars Microprobe) La sonde Mars Polar Lander, lancée le 3 janvier 1999, emporte avec elle deux microsondes, baptisées Deep Space 2, connues aussi sous le nom de Mars Microprobe. Ces deux sondes miniatures (environ 18 cm de hauteur pour un poids de 6,5 kg) constituent la seconde mission du programme New Millennium de la NASA, dont l'objectif principal est de tester de nouvelles technologies spatiales. Ainsi, la mission Deep Space 2, axée sur l'étude du sous-sol martien, devait permettre de valider divers systèmes embarqués miniaturisés à l'extrême. Mais suite à un problème d'allumage des rétrofusées de la sonde Mars Polar Lander, cette dernière s'est écrasée sur la surface martienne, entraînant la destruction des deux microsondes.© Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
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La dernière étape en 2005 mettra en jeu le CNES. Une fusée Ariane 5 de dernière génération, capable d’envoyer cinq tonnes vers Mars, décollera de Kourou en Guyane française avec, sous la coiffe, deux sondes. L’une construite par les Américains atterrira sur la planète et renouvellera l’opération MAV : collecte d’échantillons et envoi du conteneur sur orbite martienne. Avant d’atterrir, elle aura largué quatre micro-stations de 50 kg chacune, chargées de mesurer l’activité sismique de Mars. L’autre sonde restera en orbite autour de la planète. Elle devra capturer les deux conteneurs à la manière d’une hirondelle qui gobe sa proie. Elle les placera dans un réservoir construit par les Américains en vue de leur retour sur Terre. La capture sur orbite martienne sera d’une extrême complexité car les deux conteneurs, d’une taille inférieure à celle d’un ballon de basket, se trouveront sur des orbites aux coordonnées incertaines.

D’autres missions identiques sont envisagées par la NASA jusqu’en 2013. Quant au CNES, compte tenu de la puissance disponible sur Ariane 5, il propose d’ajouter un petit module de 200 kg à quelques missions commerciales du lanceur. Ces modules prendraient le chemin de Mars pour y déposer diverses expériences, ou des relais pour les transmissions radio.

4 ATMOSPHÈRE

Mars La pression et la température à la surface de Mars sont trop faibles pour que l'eau soit à l'état liquide sur la planète. Ainsi, la surface de Mars est un désert froid.Photo Researchers, Inc./Chris Bjornberg

L’atmosphère martienne se compose de dioxyde de carbone (95,3 p. 100), d’azote (2,7 p. 100), d’argon (1,6 p. 100), d’oxygène (0,2 p. 100) et de traces de vapeur d’eau, de monoxyde de carbone et de gaz rares. La pression moyenne à la surface est d’environ 0,6 p. 100 de celle qui existe sur Terre : elle est égale à la pression atmosphérique terrestre à l’altitude de 35 km. Les températures de surface varient grandement selon l’heure de la journée, la saison et la latitude. Les températures maximales d’été peuvent atteindre + 22 °C, mais les températures journalières moyennes à la surface ne dépassent pas - 33 °C. En raison de la raréfaction de l’atmosphère, des variations de températures journalières de 100 °C sont courantes. En direction des pôles, au-delà d’environ 50° de latitude, les températures demeurent assez froides (de l’ordre de - 140 °C) tout au long de l’hiver, de sorte que le constituant principal de l’atmosphère, le dioxyde de carbone, se solidifie pour former les dépôts blancs qui forment les calottes polaires. La pression atmosphérique totale à la surface varie d’environ 30 p. 100, du fait du cycle saisonnier des calottes polaires.

La quantité de vapeur d’eau présente dans l’atmosphère est extrêmement faible et variable. Sa concentration est maximale près de la lisière des calottes polaires au printemps. Mars ressemble à un désert de haute altitude très froid. Les températures et les pressions de surface sont trop basses pour que l’eau existe à l’état liquide dans la plupart des régions de la planète. Cependant, on a émis l’hypothèses que de l’eau pourrait exister sous forme liquide en certains endroits, juste en dessous de la surface.

Suivant les saisons, certaines régions de Mars connaissent des vents suffisamment forts pour déplacer le sable à la surface, et mettre de la poussière en suspension dans l’atmosphère. Un important phénomène météorologique survient dans l’hémisphère Sud entre la fin du printemps et le début de l’été, lorsque la planète est proche de son périhélie et que le réchauffement des latitudes australes proches de l’équateur est le plus fort : des tempêtes de poussières commencent à se former, certaines atteignant des proportions planétaires, masquant la surface de la planète pendant des semaines ou même des mois. La poussière entraînée dans ces nuages est très fine et met longtemps à se redéposer.

5 SURFACE ET STRUCTURE INTERNE

Surface de Mars Depuis 1962, les Américains ont lancé un programme d’exploration de différentes planètes. C’est ainsi que les sondes Mariner 4 (1964), Mariner 6, Mariner 7 (1969) et Mariner 9 (1971) ont envoyé les premières photographies de la surface de la planète rouge, et ont permis de dresser des cartes thermiques d’après des analyses du rayonnement infrarouge. Dans les années 1970, neuf sondes soviétiques et américaines furent encore envoyées dans cette direction.Archive Photos

La surface martienne peut être divisée en deux régions sensiblement hémisphériques par un grand cercle incliné d’environ 30° sur l’équateur. La moitié sud se compose de zones anciennes couvertes de cratères, datant du tout début de l’histoire de la planète, lorsque Mars et les autres planètes étaient soumises à un bombardement météorique bien plus intense qu’aujourd’hui.

La moitié nord de Mars possède une surface beaucoup moins marquée par les cratères et en conséquence plus jeune, dont on pense qu’elle se compose de coulées volcaniques. Deux foyers majeurs d’une activité volcanique passée ont été identifiés : la plaine Elysium et le dôme de Tharsis. Quelques-uns des plus grands volcans du système solaire se trouvent dans la région de Tharsis : le mont Olympus, formation présentant toutes les caractéristiques d’un volcan basaltique, atteint une altitude supérieure à 25 km et mesure plus de 600 km de large à sa base. Il n’existe pas de signe précis d’une activité volcanique en cours sur toute la planète.

Des failles et d’autres signes évocateurs de fractures de la croûte, dus à des phénomènes de bombement et d’expansion localisés, sont fréquents sur Mars. Cependant, on n’a pas trouvé de traits caractéristiques d’une compression à grande échelle. Précisément, les chaînes de montagnes plissées, si fréquentes sur Terre, font défaut, ce qui indique l’absence de tectonique des plaques. Cela suggère, en retour, que Mars peut avoir une lithosphère plus épaisse et une histoire thermique complètement différente de la Terre. Un escarpement proche de l’équateur martien pourrait être une faille de glissement, ce qui indiquerait malgré tout une certaine activité tectonique.

Les preuves de la présence de glace souterraine abondent, en particulier sous forme de couches de projections prenant l’aspect de pétales autour de certains cratères ou de vastes régions de terrain chaotique, ou encore de sols présentant des motifs, aux hautes latitudes septentrionales. Les découvertes géologiques de loin les plus spectaculaires ont été les canaux, qui ressemblent à des vallées de rivières asséchées. On en connaît deux types principaux. Les grands canaux d’écoulement pourraient s’être formés par la libération subite d’énormes quantités d’eau provenant des zones de terrain chaotique. La plupart de ces canaux s’écoulent de l’hémisphère Sud, plus élevé, vers l’hémisphère Nord, en général moins élevé. La cause de la fonte localisée de la glace du sol dans les régions d’origine demeure incertaine, mais ces caractéristiques datent probablement du premier tiers de l’histoire de la planète, vieille de 4,6 milliards d’années. En plus des grands canaux d’écoulement, il existe un bon nombre de petites zones ressemblant à des canaux, pour lesquelles la marque d’une érosion par l’eau est moins évidente. Comme l’eau ne peut pas exister aujourd’hui sous forme liquide à la surface de la planète, les canaux ont été présentés comme la preuve que Mars a connu dans le passé des pressions plus élevées et des températures plus chaudes.

Cependant, Mars est aujourd’hui un désert balayé par le vent. On trouve en abondance de vastes étendues de dunes de sable attestant de la vigueur, dans l'environnement martien actuel, des processus de dépôt et d'érosions liés au vent.

On connaît peu de choses sur l’intérieur de Mars. La planète a une densité moyenne relativement faible, ce qui indique qu’elle ne peut présenter un c½ur métallique très étendu. En outre, un éventuel noyau serait probablement solide, car Mars ne possède pas de champ magnétique mesurable. À en juger par sa capacité à générer des formations topologiques d’aussi grande échelle que Tharsis, la croûte de Mars peut mesurer 200 km d’épaisseur, soit cinq ou six fois l’épaisseur de la croûte terrestre. Un sismographe embarqué par la sonde Viking 2 n’est pas parvenu à détecter un quelconque « tremblement de Mars » bien déterminé.

6 RECHERCHE D’UNE VIE EXTRATERRESTRE

Météorite de Mars Archive Photos/REUTERS/NASA

L’idée que la vie ait pu exister — ou même existe — sur Mars a une longue histoire. En 1877, l’astronome italien Giovanni Schiaparelli affirmait avoir vu un système de canaux s’étendant sur toute la planète. L’astronome américain Percival Lowell a popularisé ensuite ces lignes estompées en les présentant comme la réalisation d’êtres intelligents s’efforçant d’irriguer une planète aride. Les observations ultérieures d’engins spatiaux ont montré que ces prétendus canaux n’existent pas sur la planète. D’autres théories avançant l’hypothèse de la vie sur Mars ont été également réfutées. Cependant, les zones sombres, dont on pensait autrefois qu’elles étaient des oasis, ne sont pas vertes, comme elles étaient apparues par effets de contraste aux observateurs terrestres ; leur spectre ne contient pas non plus de traces de matières organiques. Les changements saisonniers dans l’aspect de ces zones ne sont dus à aucun cycle végétal, mais aux vents martiens saisonniers balayant du sable et de la poussière stériles.

L’eau se présente probablement uniquement à l’état de glace sous ou sur le sol ou encore sous forme de traces de vapeur ou de cristaux de glace dans l’atmosphère. La plus forte preuve réfutant la thèse de la présence de la vie sur Mars est sans doute la raréfaction de son atmosphère. De même, la surface de la planète est exposée non seulement à des doses mortelles de rayonnement ultraviolet, mais aussi aux effets de substances très oxydantes, telles que le peroxyde d’oxygène, produites par des réactions photochimiques.

Météorite martienne ALH84001 La météorite ALH84001, originaire de la planète Mars qu'elle aurait quittée il y a environ 15 millions d'années suite à un violent impact avec un astéroïde, serait arrivée sur Terre il y a près de 13 000 ans. Découverte en 1984 dans l'Antarctique, la météorite présenterait des traces de vie bactérienne, selon l'étude d'une équipe de chercheurs américains réalisée en 1996. Toutefois, leur conclusion est largement controversée et relance le vieux débat de l'existence d'une vie extraterrestre.Photo Researchers, Inc./NASA/Science Source

Les sondes Viking ont montré que le sol martien ne contient aucune matière organique. Bien que de faibles quantités de molécules organiques soient apportées continuellement à la surface de Mars par les météorites, elles sont apparemment détruites avant d’avoir une chance de s’accumuler. Les résultats de l’analyse du sol effectuée par les sondes Viking et destinée à rechercher d’éventuelles traces organiques, ne fournissent aucune preuve de l’existence de vie sur Mars.

Un débat plus délicat est de savoir si la vie a un jour existé sur Mars, compte tenu des témoignages marquants de modifications climatiques et des indices de l’existence d’une atmosphère passée plus chaude et plus épaisse. La réponse à cette question impliquera probablement de prélever à une certaine profondeur des échantillons soigneusement choisis, puis de les renvoyer sur Terre pour des analyses détaillées. La NASA a proposé un voyage habité vers Mars au début du XXIe siècle, mais cette perspective demeure encore très incertaine, même si l’on peut aisément envisager que les différentes agences spatiales collaboreraient à ce projet, comme elles vont le faire pour édifier la station spatiale internationale (ISS) provisoirement baptisée Alpha. À court terme, l’espoir de se poser sur Mars reste réservé aux sondes automatiques.

L’analyse d’une météorite nommée ALH84001 — qui contient des traces de vie bactérienne — arrivée sur Terre il y a près de 13 000 ans montrerait que la vie aurait existé sur Mars. Découverte en 1984 dans la région antarctique de Allan Hills, on sait depuis peu qu’elle vient de Mars : elle l’aurait quitté il y a environ 15 millions d’années. Les composants identifiés dans cette roche sont des hydrocarbures aromatiques polycycliques, qui sont souvent d’origine biologique. On a également décelé des minéraux, tels que la magnétite et le sulfate de fer, qui sont, sur Terre, liés à une action bactérienne. Selon certains, ces indices seraient la preuve d’une vie passée sur Mars. Selon d’autres, ces indices ne seraient que des artefacts. Quoi qu’il en soit, les scientifiques restent très prudents.


 
 
 
 
 
 
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